mercredi 23 octobre 2013

GRANDE MOBILISATION A MBAU POUR NOS CONFRERES JEAN-PIERRE, ANSELME ET EDMOND



Au premier anniversaire d’enlèvement de leurs pasteurs PP. MUMBERE NDULANI Jean-Pierre, KAKULE WASUKUNDI Anselme et BAMTUPE KISUGHU Edmond la mobilisation des chrétiens de Mbau était à son comble. Depuis le début de la semaine l’Evêque a permis cette mobilisation tout en prescrivant de se limiter à la prière car nous sommes encore dans une situation délicate dans laquelle on peut compromettre la suite des démarches de libération des tous les autres otages qui sont avec eux dans la brousse.
De toutes les paroisses environnantes des délégations sont arrivées à Mbau à 9 heures. Le P. Thierry, premier assistant provincial et l’Abbé Aurélien Rukwata se sont concerté pour commencer la messe trente minutes après, le temps d’attendre certains retardataires qui sont venus de loin comme Butembo. Deux bus, de Lwanga et de Bulengera, ont été mobilisés par l’Asuma-Usuma pour amener les religieux et religieuses qui n’ont pas voulu manquer cette occasion pour exprimer leur voix.
La messe a connu la participation de plus de 50 prêtres, autant de religieux-religieuses et une grande foule de fidèles de Mbau et des autres paroisses qui ont inondé la cours de la paroisse. Elle a été célébrée en l’honneur de la Vierge Marie secours des chrétiens par le P. Thierry. Dans son homélie il a appelé les chrétiens à la prière et l’amour mutuel. L’arme du chrétien est la prière et son idéal de vie est le pardon et l’amour même des ennemis. Certes l’acte d’enlèvement n’est pas digne à nos pasteurs, mais de notre part nous devons vivre dans l’amour mutuel pour que ces genres d’actions ne surviennent plus entre nous. Il serait regrettable qu’un chrétien souhaite le kidnapping à son prochain, ou alors qu’il abandonne son frère pris en otage.
Le message de ce jour a instruit l’assemblée sur l’espérance que nous devons maintenir et la conduite à adopter dans les circonstances qui sont les nôtres en ces jours où toute notre région est sous le choc de la peur entretenue par des inciviques et voulue par des plans d’occupation complotés depuis des décennies. Restons toujours vigilants, ne perdons pas notre espérance en la protection divine de nos frères même là où ils sont. Une année après personne ne connaît où ils sont, comment, pourquoi, par qui ils sont kidnappés, mais nous espérons toujours qu’ils sont vivants et qu’ils nous reviendrons un jour. C’est ainsi que nous avons même le courage de prier pour la conversion de leur bourreaux.
Nous remercions tous ceux qui se sont mobilisés pour cette journée. Nous n’oublions pas les autorités politiques, les forces de sécurité qui ont efficacement quadrillé la paroisse de Mbau, prévenant toute éventualité des hommes mal intentionnés. Certainement toutes ces personnes qui ont contribué à toutes les activités de ce jour continueront à soutenir notre espérance et tous nos efforts menés pour retrouver nos frères Jean-Pierre, Anselme, Edmond et tous leurs compagnons.

mercredi 16 octobre 2013

TENONS BON DANS L'ESPERANCE

Une année après l'enlèvement de nos confrères Anselme, Edmond et Jean-Pierre, ces jours sont des moments les plus lourds et les plus obscurs. Vous espériez sans doute que nous vous disions les avancées sur les pistes de recherche, mais désolé c'est le règne des ténèbres et du prince de ce monde. Sûrement c'est ainsi que le Christ avait ressentie la lourdeur du moment de son arrestation. Pas grand chose qu'on puisse partager de ce dossier que nous croyions au départ facile, mais aujourd'hui nous le trouvons très compliqué. Cet événement nous révèle l'état critique de notre société. De tout ce que nous sommes en train de vivre dans ce dossier, un plus grand témoignage évangélique est nécessaire. C'est l'occasion de vivre un authentique témoignage chrétien et une véritable espérance. L'épreuve de cette nuit la plus obscure engendrera une espérance plus sûre. C'est pourquoi nous devons tenir bon.

lundi 14 octobre 2013

UNE ANNEE APRES NOTRE ESPERANCE NE FAIBLIT PAS


Pour marquer cette année d'enlèvement de nos confrères Anselme, Edmond et Jean-Pierre:

Une neuvaine jusqu'au Samedi 19/10/2013
Une procession en priant le rosaire
Une messe à Butembo par Mgr. SIKULI Melchisédech
Une messe à Mbau par le premier assistant provincial
Une déclaration officielle. 

Soyons davantage unis dans la prière pour la libération de nos confrères.

BIENTOT UNE ANNEE D’ENLEVEMENT DE NOS CONFRERES DE MBAU


Nous ne les oublierons jamais et nous ne cesserons d’espérer au retour de nos confrères BAMTUPE KISUGHU Edmond, KAKULE WASUKUNDI Anselme et MUMBERE NDULANI Jean-Pierre. Toute cette année aura été très douloureuse pour nous les Augustins de l’Assomption, pour les fidèles de la paroisse Mbau et leurs familles biologiques. Plusieurs douleurs se sont succédé jusqu’aujourd’hui et risquent de s’accumuler davantage :
La disparition des confrères : depuis cette nuit macabre nous ne voyons plus Anselme, Edmond et Jean-Pierre. Nous attendions d’eux le service pastoral pour lequel ils ont été nommés à Mbau, mais jusqu’aujourd’hui il n’y a plus de prêtre à la paroisse de Mbau.
L’ignorance de toute information sur leur sort depuis le 19/10/2012 : des rumeurs ont courus toutes les rues, mais aucune ne donne la vraie version des faits, ni de l’endroit où sont détenus les confrères. Il y en a eu qui ont été délivrés ou qui ont échappé des mains d’autres ravisseurs, mais personne ne nous confirme les avoir vu ou connaissant où il était. Que personne ne vous trompe, jusque là nous ne pouvons point confirmer où ils sont. Sans doute on les transfère de camp à camp pour que nous ne parvenions en aucun cas à les localiser.
Les menaces d’autres enlèvements : le temps qu’on se concentre à suivre des pistes de recherche les équations se compliquent davantage quand il faut aussi se prévenir d’un nouveau kidnapping. Combien de fois n’avons nous pas aussi échappé à des enlèvements ! Nous devrions éviter certains seuils pour échapper à plusieurs autres pièges. Voilà que la famille de la maman cuisinière a été aussi enlevée ; jusqu’aujourd’hui elle est portée disparue.
L’insécurité grandissante : on ne peut s’aventurer dans certains coins car la situation sécuritaire y est très compliquée. Même les humanitaires ne savent pas nous fournir les informations ou des pistes de recherche. Plusieurs groupes armés sont sur tous nos axes routiers.
L’escroquerie entretenue autour de nous : ce qui fait plus mal au cœur c’est notre entourage qui est pire que les ravisseurs. Des courtisans et des charlatans qui se présentent comme voulant compatir avec en nous ne se font aucun cas de conscience, sachant qu’ils nous trompent mais se flattent de nous escroquer de l’argent. Ils vivent dans nos villes, nous les voyons encore dans nos rues, mais personne n’osent nous rembourser aucun sous pour lequel il a donné la garantie de la libération des confrères. Nos semblables sont vraiment cruels, méchants, sans cœur car ils sont contents que la situation perdure pour en tirer profit en ne rivalisant que des montages plus rusés afin de soutirer de l’argent aux familles de nos confrères.
Et Dieu pardonnera tous ces hommes !!! Dieu est vraiment grand !!! Je ne parviens pas à sa puissance car moi je m’en lamente, mais Lui a un grand cœur qui porte et supporte tout ce poids. Béni soit son Nom !!! Je prie que notre espérance soit à la mesure de son grand cœur.

jeudi 26 septembre 2013

POLE SANA: NAIROBI SOUS LE CHOC DE L'ATTAQUE EL SHABBAB


Bonjour chers confrères !
Les nombreux appels et messages reçus de certains d’entre vous et de nos familiers sont un signe de votre solidarité non seulement avec nous vos confrères, mais aussi avec tout le peuple Kenyan et spécialement avec les victimes de cette attaque terroriste à WESTGATE MALL situé à Westland à Nairobi. Nous vous restons reconnaissants pour votre sollicitude particulière !
En fait, le samedi 21 septembre 2013, plus des dix hommes armés ont surgi et ont assiégé le grand magasin Westgate Mall à Westland aux environs de midi. Comme s’ils étaient furieux, ces hommes ont commencé à tirer sur les gens et ont tué de personnes innocentes, femmes et enfants de toute nationalités et âges. Des lourds coups de balles et explosifs se sont faits entendre au Mall toute la journée de samedi dans ce quartier de Westland.
Vers 11h00 un confrère venait de m’avertir qu’il allait en ville. Et personnellement j’ai été informé de la situation pendant le journal de 12h30 à RFI. Après j’ai contacté le confrère au téléphone et il m’a rassuré que les activités continuaient normalement en ville. C’est seulement le soir de ce samedi que nous avons eu quelques précisions sur la situation en général. Le nombre de morts et de blessés ne faisait que croître. Il faut noter que pendant quatre jours l’armée Kenyane a déployé toutes ses forces de sécurités pour libérer les otages et déloger les Al Shabbab de ce Mall.
A partir de ce matin, nous vivons un deuil national de trois jours décrété par le Président Uhuru Kenyata depuis hier vers 21h00. Le président lui-même a parlé de 72 personnes tuées, parmi lesquelles 6 Officiers de la sécurité Kenyane et 5 Al Shabbab. La force gouvernementale a pu capturer 11 autres assaillants. Les personnes blessées sont presque 175, toutes tendances confondues. Plusieurs voitures brûlées et beaucoup d’autres dégâts matériels. Ces chiffres ne sont pas exhaustifs, surtout qu’on est entrain de désencombrer le lieu de ‘’crâne’’ (si vous permettez le terme), où le toit et les trois niveaux d’un côté de ce grand building se sont effondrés.
Cet événement me fait beaucoup réfléchir sur la méchanceté de l’homme qui devient cynique jusqu’à vouloir vivre sa vie sans les autres. Apparemment, la mort naturelle ne lui suffit plus pour octroyer le ‘’visa’’ à celui qui doit passer de ce monde au ciel. Pourquoi ne pas laisser les gens mourir naturellement ? Faut-il vraiment être tué par un semblable qui finira aussi par mourir ? Pourquoi les gens se plaisent à écourter et à mettre fin à la vie de leurs semblables ? Conscients qu’on a tous du sang rouge dans les veines, pourquoi se plaire à faire souffrir ses semblables ? C’est une grande peine qu’on écoute toujours parler de tueries, des enlèvements, de viols… partout dans le monde. Et ce n’est pas tout. Beaucoup d’autres situations passent inaperçues. Combien d’enfants innocents ne sont-ils pas ramassés dans de poubelles publiques ou jetés dans des toilettes par des personnes engendrées et non pas créées ? Jusque à quand allons-nous continuer à provoquer la colère de Dieu ?
Mes chers frères, il y a de quoi fatiguer la mémoire et le cœur du peuple de Dieu avec tous ces événements. Heureusement que Dieu a donné une ‘’sœur’’ à la mémoire, c’est l’espérance. Et je crois que c’est cette espérance qui permet au même peuple d’être patient. S’il y a donc de méchants dans ce monde, il y a aussi de saints. Ces derniers laissent voir leur sainteté dans la patience dira le Pape François. Cette patience consiste non seulement à supporter le poids des événements et des circonstances de la vie, mais aussi elle consiste en la constance dans le fait d’aller de l’avant jour après jour (Cf. Interview du Pape François aux Revues Culturelles Jésuites  du19-23 et 29 août 2013).
Notre Dieu est plus grand que le péché. Il nous considère tous, bon ou mauvais comme ses fils et filles. Il attend que nous étendions son règne sur chaque route, que nous accompagnions toute personne à partir de sa condition et que nous soignions toute sorte de malade rencontré sur notre route par notre prédication. Parfois, Il semble indifférent à notre égard. Pourtant, il n’y a que Lui qui peut nous aider à comprendre son silence. Faisons sans cesse nôtre cette prière de KIERKEGAARD Sören  Seigneur, Ne nous laisse jamais oublier que tu parles aussi quand tu te tais. Donne-nous d’avoir cette confiance, quand nous attendons ta venue, que tu te tais par amour, comme tu parles par amour. Que tu te taises ou que tu parles, tu es toujours le même Père, le même cœur paternel, que tu nous guides par ta voix ou que tu nous élèves par ton silence.
Je nous prie chers frères, de continuer à prier pour toutes les victimes de cet attentat de Westgate Mall, pour toutes les victimes de la méchanceté humaine (dont nos confrères en brousse), et pour tous ceux qui sont touchés d’une façon ou d’une autre par les gestes du cœur mauvais de l’homme. Prions aussi, pour tous les auteurs de ces crimes, tous ces malfaiteurs, pour qu’ils arrivent à se convertir et à comprendre que L’action qui enveloppe et achève toutes les autres, c’est de penser vraiment à Dieu comme disait BLONDEL Maurice ; et qu’ils aient un jour cette ‘’sainte inquiétude’’, celle de chercher le Christ (Cf. Benoît XVI aux jeunes à Madrid), au lieu de chercher toujours à nuire à la vie du semblable.
Tout à vous pour le Règne, padre KIZITO VYAMBWERA Henri, a.a.

DU TOGO AU CONGO: BIENVENUE EN PROVINCE D'AFRIQUE CHERS CONFRERES TOGOLAIS

Après deux années académiques passées dans notre communauté de formation de Ouagadougou au Burkina-Faso où nous avons suivi des cours de Philo, nous voici aujourd'hui dans notre communauté E. d'Alzon de Kinshasa pour des études de théologie. Est-ce un miracle ou un pur hasard? Comme tout religieux nous avons reçu, de la part du Provincial de France, une nomination qui nous y a conduits.
De Lomé à Kinshasa :
Après un congé nous permettant de nous préparer en vue de notre départ pour Kinshasa, nous avons pris le vol le 09 septembre passé autour de 13h 30 à Lomé et nous y sommes arrivés un peu avant 20 h, heure locale. qui correspond à 19 h GMT. Malgré deux escales, une à Lagos et l'autre à Libreville, le voyage n’était pas du tout fatigant et providentiellement nous n’avons pas trainé à l’aéroport où le supérieur de notre nouvelle communauté, l’économe et le Fr. Claude nous attendaient déjà. Nous leur disons ici merci pour leur simplicité.
De l’aéroport (de N’DJILI) à la maison
En traversant la ville de Kinshasa, de l'aéroport à la communauté, il a fallu que le Père Jean Marie Vianney, supérieur de cette communauté que nous félicitons d'ailleurs ici pour tout ce qu'il est, prenne soin de nous montrer les différents coins importants de la ville pour que nous nous rendions compte que nous étions dans un autre pays. Arrivés dans la communauté c'est l'esprit de l'Assomption qui a soufflé sur nous: des frères qui nous attendaient et qui nous avaient réservé (comme ils continuent de le faire) un bon accueil à travers leur sourire, leur promptitude. En tout cas, c'est une nouvelle communauté qui ne ménage aucun effort pour nous mettre à l’aise pour que nous nous sentions chez nous dans cette communauté assomptionniste. Nous y sommes comme les propriétaires, comme des gens qui sont responsables du bonheur de la communauté, ce bonheur qui n’est pas dissociable d'une bonne gestion des biens de la communauté, les biens aussi bien matériels qu'humains.
L'ambiance de la communauté, une communauté assomptionniste avec ses petits soucis qui ne manqueront guère, nous rassure; nous sommes chez nous dans la communauté Emmanuel d'Alzon, nous sommes chez nous à Kinshasa, nous sommes chez nous au Congo. Que le Seigneur, lui qui veille sur chacun au départ et au retour, soit avec l'Assomptionniste afin qu'il soit prêt à aller partout où " Dieu est menacé dans l'homme et l'homme menacé comme image de Dieu" (RV n 4). Fiers d’être assomptionnistes, nous y sommes !
 
Adeveniat Regnum Tuum!
Fr. Lucas SEZOUHLON, a.a