samedi 21 décembre 2013

PP. AUGUSTIN ET JACKSON ONT ETE ORDONNES A ROME


 « Tout est grâce !», disait la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus. C’est en action de grâce et en signe de gratitude au Seigneur que nous vous partageons ces quelques impressions au sujet de nos ordinations presbytérales. Cet événement qui a mobilisé toute la maison généralice depuis déjà le mois d’octobre dernier a été finalement célébré avec faste à Rome, en Paroisse San Pio V, le Samedi 23 novembre 2013 par Mgr Emery Kabongo Kanundowi, archevêque-évêque émérite de Luebo (RDC) au cours d’une messe qui est allée de 11h05 à 13h15. Nous avons été animés par la chorale de l’Aumônerie congolaise d’ici à Rome.
Dans son homélie, Mgr l’évêque nous a invités toujours prendre conscience de notre état de religieux, c’est-à-dire de savoir qu’avant de nous mettre au service de l’Eglise universelle, nous sommes à la suite du Christ pauvre, chaste et obéissant dans notre chère congrégation des Augustins de l’Assomption. Le sacerdoce n’est pas un titre (au sens d’un grade militaire). Il est plutôt un service et un service pour les plus pauvres. Le ministère sacerdotal fait un pont entre Dieu et les hommes. L’évêque nous a enfin demandés d’être sages dans notre manière d’approcher le monde d’aujourd’hui. Avant la fin de la messe, le Très Révérend Père Général, Benoît Grière, a pris la parole pour remercier Mgr Emery Kabongo (notre compatriote) pour avoir généreusement accepté de nous ordonner prêtres. Il a également salué et remercié la présence massive des prêtres et la participation de l’assemblée.
Beaucoup de congolais, prêtres assomptionnistes, carmes… et diocésains (une trentaine), religieux et religieuses, amis et amies laïcs, nos condisciples de classe, présents en Italie ainsi que toute la famille de l’Assomption ; tous sont venus nous entourer de leur affection et nous encourager à aller de l’avant à la sequella Christi. Certains sont même venus de l’étranger. Il nous suffira de citer le Père Kaporal Ruyumba, venu de Belgique.
Après l’Eucharistie, sous une pluie qui s’est abattue sur toute la ville quasiment toute la journée, tous nos invités (y compris Mgr l’évêque) se sont dirigés à Villa Aurelia, un Magnifique Restaurant tenu par les Pères du Sacré-Cœur de Jésus (Déhoniens), pour partager un repas prévu pour la circonstance. Tous les visages étaient brillants et souriants, rendant manifestement grâce à Dieu pour les merveilles accomplies dans nos vies. Durant la fête, la chorale de l’Aumônerie sus évoquée nous a tellement emballés par quelques cantiques qu’elle nous a entrainés à un pas de danse. Toute la salle était alors en liesse.
Dans la maison généralice, toute la journée a été consacrée à l’heureux événement si bien que le soir du fameux 23 novembre, toute la communauté et les visiteurs qui étaient encore présents, ont continué à partager notre joie autour d’un repas festif au sein de notre communauté.
Que représente pour nous le fait d’être ordonnés à Rome ? Il nous vient simplement à l’esprit cette invitation à l’humilité de Saint Paul : « Qu’as-tu que tu n’aies pas reçu ?» (1Co4, 7). Nous sommes à la fois émus et joyeux. Emus parce que personne de nous deux ne s’était jamais imaginé que c’est à Rome (loin des proches) où il serait ordonné prêtre. Nous avons compris qu’il faut laisser la liberté au Créateur d’agir dans notre vie par le biais de nos responsables (parents, formateurs,…). En fait, sans eux, nous ne serions jamais arrivés ici. Nous n’avons donc pas à nous en enorgueillir.
Par ailleurs, nous sommes joyeux d’avoir allongé la liste des Assomptionnistes qui ont eu Rome comme lieu d’ordination sacerdotale : le Vénérable Père Emmanuel d’Alzon (notre fondateur), le Père François Picard (Fondateur des Sœurs Orantes de l’Assomption), le Père Vincent de Paul Bailly, le Père Victorin Galabert… Etre ordonnés à Rome comme Mgr Emmanuel Kataliko, le deuxième évêque de Butembo-Beni, notre diocèse d’origine, est également un motif de joie pour nous. Enfin, nous sommes heureux d’être ordonnés au cœur même de la religion catholique : saints Pierre et Paul, piliers de l’Eglise, ainsi que des nombreux chrétiens y ont témoigné de leur amour envers le Christ. Rome est une « terre sainte » par le fait que l’évangile y a été annoncé et accueilli.
Nos ordinations nous ont fait retrouver « une terre et des amis ». Tous ceux qui nous ont entourés ce jour-là nous ont aidés à relativiser l’aspect d’être ordonnés loin de nos parents. Que le Tout-Puissant les comble au centuple dans tout ce qu’ils auront à entreprendre. Qu’il assiste aussi tous ceux qui, de près ou de loin, étaient unis à nous à travers leurs prières. Qu’il nous aide à vivre notre ministère selon sa volonté, pour la gloire de son nom et le salut de l’humanité. 
 P. Kambale Tasi Augustin, a.a.
P. Mumbere Kanzira Jackson, a.a.

mercredi 18 décembre 2013

PAROISSE DE L'EMMANUEL CONFIEE AUX ASSOMPTIONNISTES


L



a Paroisse de l’Emmanuel. C’est ce dimanche 15 décembre que Théophile KABOY, évêque de Goma,  a ouvert officiellement la Paroisse de l’Emmanuel dont le soin  des âmes  des paroissiens est confié aux Assomptionnistes.
C’est au cours de la célébration eucharistique présidée par son Excellence Monseigneur l’évêque, que  la chapelle de Shabaa (champ de tirs) qui fonctionnait
jadis comme secteur  de la paroisse notre Dame d’Afrique, devient désormais Paroisse de l’Emmanuel. 
Les chrétiens de la nouvelle  paroisse de l’Emmanuel sont venus par plusieurs centaines, avec une représentation visible de laïcs assomptionnistes et de sœurs Oblates de l’Assomption,  pour être témoins vivants du rêve devenu désormais  réalité. Ils viennent de quatre secteurs (quartiers) qui forment la nouvelle paroisse. Ils sont contents de la naissance de la nouvelle paroisse.
Pour la petite histoire, le secteur de Shabaa (le nom signifie : champ de tirs), environ 8 Kms du centre ville,  fonctionnait comme une communauté de base depuis 1990 sous la conduite d’un catéchiste zélé et dévoué au service apostolique, sans peut-être se rendre compte qu’il jetait les jalons de ce qui deviendra l’actuelle paroisse assomptionniste de l’Emmanuel. C’est Mgr l’évêque lui-même qui a proposé ce nom qui, selon lui, n’est pas hasardeux. Nous le savons, Emmanuel veut dire « Dieu-avec-nous ». C’est le prénom que porte le fondateur des Assomptionnistes, le vénérable père Emmanuel d’Alzon. La paroisse est dédiée à la vierge Marie, Dame de l’Assomption et Mère de l’Emmanuel.
Avec  la Paroisse de l’Emmanuel, nous espérons, avec conviction, que  l’Assomption va fixer solidement  les racines de son charisme pour hâter le Royaume de Dieu sur la terre des fidèles de Goma.
Dans l’évangile du jour (Troisième dimanche de l’Avent, année A), Jean le baptiste dans sa prison, avait appris ce que faisait le Christ. Il lui envoya demander par ses disciples : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en entendre un autre ? Jésus leur répondit : « allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres (Mt 11, 2-6). Les ouvriers du royaume dans le champ apostolique de la Paroisse de l’Emmanuel auront entre autres missions de routine : la célébration quotidienne de l’Eucharistie et d’autres sacrements pour la gloire de Dieu et le salut du monde, travailler pour la justice et la paix, prêcher la cohabitation pacifique, panser les plaies de la guerre et ses multiples conséquences, bref, œuvrer pour la paix, le pardon et la réconciliation.
La moisson est abondante et nombreux sont les  défis pastoraux à relever… Il y a beaucoup à faire à la paroisse de l’Emmanuel : la construction du presbytère et des bureaux paroissiaux s’avère d’urgence avant de penser à construire l’église elle-même en vue de la hisser à la hauteur d’une paroisse dont la densité de la population est élevée.  Ainsi,  ce bébé  qui vient de naître sollicite-t-il l’attention de tous tant pour un soutient  spirituel,  matériel  que financier pour qu’il grandisse en énergie. Alors nous lui éviterons d’attraper  la sinusite  qui serait causé par le froid de la ‘ crèche’. Merci pour votre sympathie et générosité manifestées à l’égard de l’Emmanuel de Goma. Vive la pastorale paroissiale pour qu’advienne le Règne de Dieu autour de nous.
 P. François Nzanzu, a.a  Missionnaire à Goma

jeudi 12 décembre 2013

PRIONS ET JUBILONS AVEC LA REGION DE L'AFRIQUE DE L'EST


NOVENA FOR THE SILVER JUBILEE OF THE ASSUMPTIONISTS IN EAST AFRICA REGION.

Lord Jesus, sent by the Father to preach the Good News of the Heavenly Kingdom, we thank you for the gift of the Assumption. As we celebrate the Silver Jubilee of the presence and apostolic work of the Congregation in East Africa Region, listen to our prayer:

Send forth your Spirit upon us, to help us to be faithful disciples of Jesus Christ according to the Spirit of Fr. Emmanuel d’Alzon. May we continue to grow in the knowledge of your Truth and in our Love for you, for your Mother Mary and for the Church.

Increase our faith and our hope that we may be ready to embrace the great causes of God and of human beings, ready to embrace the challenges ahead of us in witnessing and extending your Kingdom within us and in the world under the guidance of the Holy Spirit.

As we celebrate this Jubilee, we remember in a special way our three brothers in captivity, Frs. Wasukundi, Bamtupe and Ndulani. In your great mercy, may you protect and sustain them in hope and reunite us with them in the service of your Kingdom.

Lord …………. may your Kingdom come! (x3)
Our Father… Hail Mary… Glory be…

St. Augustine:       Pray for us.
St. Marie Eugenie of Jesus:      Pray for us.
Our Bulgarian Martyrs, Pavel, Josaphat and Kamen:      Pray for us.

May the souls of our departed brothers and sisters, missionaries in East Africa rest in Peace. Amen.

NOVENA KWA AJILI YA JUBILEI YA SHIRIKA LA ASSUMPTION KANDA YA AFRIKA MASHARIKI

Bwana Yesu, uliyetumwa na Baba kuhubiri Habari Njema za Ufalme wa mbinguni, tunakushukuru kwa zawadi ya shirika la Assumption. Tunapoadhimisha jubilee ya miaka ishirini na tano ya uwepo wa shirika na kazi za kitume katika kanda ya Afrika Mashariki, tunaomba usikilize kwa wema sala zetu:

Tunakuomba ututumie Roho Mtakatifu, atusaidie kuwa waaminifu katika utume wetu, tukifuata nyayo za mwanzilishi wa shirika, padre Emmanuel d’Alzon. Tusaidie twendelee kukua katika ukweli na upendo kwako, kwa Mama Maria na kwa Kanisa.

Tuongezee imani na matumaini, ili tuwe tayari kutetea haki na kupambana na changamoto zilizoko mbele yetu, tunapoushuhudia na kuueneza Ufalme wako ndani mwetu na duniani, tukiongozwa na Roho Mtakatifu.

Tunapoadhimisha jubilei hii, tunawakumbuka kwa namna ya pekee ndugu zetu mapadre waliotekwa nyara, Wasukundi, Bamtupe na Ndulani. Tunakuomba kwa huruma yako kuu, uwadumishe katika matumaini na utuunganishe nao tena katika utumishi wa Ufalme wako.

Ee Bwana…..… Ufalme wako uje (x3)
Baba Yetu… Salamu Maria… Atukuzwe Baba …

Mt. Agostino:      Utuombee
Mt. Maria Eugenia wa Yesu:     Utuombee
Mashahidi wa Bulgaria, Pavel, Josaphat na Kamen:     Mtuombee
Roho za marehemu ndugu zetu waliofanya kazi ya umisionari hapa Afrika Mashariki, wapate rehema kwa Mungu wapumzike kwa Amani. Amina.

vendredi 6 décembre 2013

21 NOVEMBRE A BUJUMBURA!!!


Célébrer le 21 Novembre au Sanctuaire  Marie, « Mère Trois fois admirable »  avec une pensée secrète

Le jeudi  21 novembre 2013, nous avons célébré en Assomption, le 133è anniversaire de la naissance au ciel du Vénérable Père Emmanuel d’Alzon, fondateur des Augustins de l’Assomption et des Oblates de l’Assomption, religieuses missionnaires.
Profitant d’une formation organisée à Bujumbura, capitale du Burundi, par la Radio Maria Famille Mondiale, formation axée sur l’identité et les stratégies de travail de ladite radio qui envisage créer des nouvelles stations en RDC notamment à Bukavu avec une antenne relais à Goma, j’ai célébré le 133è anniversaire de la mort du Père D’Alzon au sanctuaire dédié à la Vierge Marie, « Mère trois fois admirable » au mont Sion à Gikungu situé à l’ouest de Bujumbura.
La célébration eucharistique sous le rite Vatican I, dos tourné au peuple pendant la consécration,  était présidée par le P. Rodrigo, prêtre du mouvement Schoenstatt, un mouvement marial (aujourd’hui congrégation) fondé par le père Kentenich, de nationalité allemande. Parlant de la présentation de la Vierge Marie au temple, le P. Rodrigo nous a exhortés  à nous consacrer d’avantage au Seigneur en âme et conscience depuis notre baptême, comme la Vierge Marie et comme certains hommes fondateurs des congrégations et ordres religieux au charisme particulier, à l’instar du Père Kentenich (et  Emmanuel d’Alzon, pensé-je au-dedans de moi-même).
En se présentant au temple, la vierge Marie avait une « pensée sécrète » pour le Seigneur. Chacun de nous doit avoir sa pensée secrète pour le Seigneur.  Nous, assomptionnistes, notre commune pensée secrète au Seigneur est la béatification de notre fondateur, Emmanuel d’Alzon et la libération de nos frères pris en captivité ainsi que la conversion de leurs ravisseurs à la lumière de l’évangile, la bonne nouvelle qui libère !
Nous n’avons pas seulement besoin de miracle de la guérison des maux physiques mais aussi ceux de la nouvelle création en Jésus-Christ, la conversion intérieure ; nous avons besoin de la grâce du zèle nouveau pour la mission et la fécondité apostoliques dans les anciennes et nouvelles fondations et implantations assomptionnistes depar le monde.
L’action de la Vierge Marie du Sanctuaire « Mère trois fois admirable » a eu des effets ‘admirables’ sous l’action d’une « douce violence » à la Vierge en vue obtenir, par une intercession incessante à Jésus par Marie, la grâce dont on a besoin. Pour nous, en Assomption et pour l’Eglise universelle, nous avons besoin de la béatification de notre fondateur, Emmanuel d’Alzon, la libération de nos confrères pris en captivité Anselme Wasukundi, Edmond Bamptupe et Jean-Pierre Ndulani, les autres otages, la conversion de leurs ravisseurs et la fin effective de la guerre. Que la Vierge Marie trois fois admirable, nous obtienne ces faveurs admirables.

De Bujumbura, mont Sion
 P. François Nzanzu

lundi 11 novembre 2013

DES MOMENTS DIFFICILES, DES RAISONS DE FRATERNISER.

Chers confrères,
L’image de l’année qui s’achève, la première de mon mandat de provincial a été marquée de moments d’épreuves au risque d’évaluer ce bout de chemin parcouru en lettres frissonnées. Je me rappelle avec vive émotion toutes les démarches entreprises un peu partout même nuitamment pour tenter d’obtenir la libération de nos trois confrères en captivité. A chaque fois que nous tendions vers les bouts du tunnel tout se refermait. Il y a une énigme que seul le Seigneur voilera pour le dénouement de ce calvaire qui met du fusible dans l’aile du bon fonctionnement de notre Province.
Chers confrères, rappelons-nous aussi que cette année a été stressante et particulièrement difficile par les décès inattendus de nos trois aînés (PP. NZEREKA Olivier, SITONE Matthieu et KALUMBIRO Michel). Trois grands frères qui croyaient à l’Assomption dans leur dynamisme avec une bonne dose d’humour. Nous retenons de chacun d’eux des slogans comme « Ce n’est rien ! La boisson ne construit pas !, J’ai rechuté !… ». Les sentiments entrainés par leur absence et le témoignage de leur vie donnée pour Dieu et pour les autres sont infinis.
Le climat suffocant, écrasant, épuisant de la crise économique que nous avons fort ressentie cette année en dépit de tous les efforts consentis par différentes communautés locales. Les économes ont su affronter et surmonter cette conjoncture difficile en renouant les deux bouts de l’année suite aux conseils positifs et pratiques des différentes commissions économiques locales, régionales ou provinciales.
Chers confrères, des moments difficiles ont toujours existé au sein de notre Province. Ils ne sont pas là pour être esquivés mais pour être dépassés. L'Esprit Saint est toujours à l'œuvre dans l'histoire de l’Assomption en dépit des événements dramatiques. De fait, je vous encourage à ne pas baisser les bras ni céder au découragement. C’est en regardant tout cela en face qu’il faut en appeler à la fraternité. Nous avons besoin des redresseurs d’espérance pour construire l’avenir par l’odeur du travail. Ce dernier est pour moi une clé importante qui ouvre la porte de la mise en commun.
Quelle que soit la profondeur de l'épreuve et du découragement, le Seigneur est toujours puissant pour nous en sortir. Nous avons à l’associer aux combats que nous menons, nous appuyer sur Lui pour remporter la victoire. N’a-t-il pas dit  à ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16, 33). Il indiquait par là qu’en nous tournant vers Lui, en suivant Son exemple, nous serons à même de triompher des épreuves auxquelles nous faisons face.
Mes chers confrères, je vous prie de ne pas prendre de risques inutiles. Soyez prudents, attentifs, judicieux dans vos actes. Ne vous laissez pas asservir par l’oisiveté, une peste pour l’éclosion de notre Province d’Afrique. Au vu du monde plein de dangers, je vous demande d’être « prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Matthieu 10,16). Mais attention ! On se dit parfois prudent, parce qu’on n’ose pas. La vraie prudence est la reine des vertus morales : mais une reine commande, agit et, au besoin, combat comme le dirait notre vénéré fondateur Emmanuel d’Alzon dans ses instructions de 1873.
Beaucoup de problèmes peuvent surgir de l’extérieur et ternir toute la cohésion fraternelle en communauté. Je voudrais parler du choix du cercle d’amis, de « bienfaiteurs » qui nous entourent et qui finissent par peser sur la sécurité ou le bon fonctionnement de nos communautés. Les Ecritures sont clairs sur ce sujet : « Celui qui fréquente les sages devient sage, mais celui qui se plaît avec les insensés s’en trouve mal » (Proverbes 1 :10-19 ; 13 :20 ; 14 :7). Nous restons des communautés religieuses Assomptionnistes. Face à cette situation, chaque religieux est invité à une conversion constante pour régulariser les zones d'ombre et de mystère de ses amitiés de peur que nos communautés ne soient pas prises pour otages.
Chers confrères, en ce début de l’année communautaire, regardons vers le Seigneur, qui nous dit « viens » et allons vers lui sans crainte pour cueillir des grâces divines. Armons-nous donc de courage pour faire face aux défis qui portent atteinte à la communion de la fraternité par notre engagement renouvelé pour un avenir riches en promesses.
Bien fraternellement.

P. KABILA KALONDO Protais, aa
Supérieur Provincial d’Afrique