samedi 11 octobre 2014

LES ENFANTS DE LA RUE A KINSHASA: UNE MISERE A SOULAGER ET UNE CAUSE A DEFENDRE


Une misère indescriptible  sévit dans nombre de famille à Kinshasa où une multitude d’enfants de moins de quinze ans vagabondent dans les rues sans moyens de substance. On les appelle « phaseurs » parce qu’ils passent par phases, ou « moineaux », parce qu’ils se déplacent  souvent en groupe, ou encore « ngembo », terme méprisant pour dépeindre leur vie de misérable. Ils sont présents dans toutes les communes de Kinshasa et se concentrent surtout dans des endroits de grande influence : aux abords des marchés, aux grands centres commerciaux, aux arrêts de bus, à la grande poste, à la gare centrale, etc.
Les « phaseurs » vivent généralement des restes des repas servis dans les bistrots et les  petits restaurants de fortune ; ils passent nuit à la belle étoile, sur des bancs publics ou à même le sol, sous les vérandas des boutiques, des édifices publics, des magasins, des hangars, à la merci du froid et des moustiques. La violence est omniprésente dans leurs relations et, paradoxalement, les plus jeunes sont  à la fois menacés et protégés  par leurs ainés : les plus faibles sont battus et dépouillés par les plus forts qui tiennent  sous leur coupe, les obligeant à voler en échange de leur protection.
Au Congo Kinshasa (contrairement aux autres pays comme le Burundi ou les enfants de la rue ont apparu avec la guerre), les « Shege » sont un phénomène de société, caractérisé par une crise endémique et structurelle qui date de plus de vingt cinq ans et qui n’est pas jusqu’ici prêt à se terminer. Ces enfants dans la plupart de cas sont abandonnés par leurs parents, incapables de subvenir à leurs besoins ; d’autres incapables de supporter les conflits parentaux, préfèrent prendre le chemin de la rue ; d’autres encore, sont victimes du phénomène d’exode rural de leurs parents à la recherche de l’emploie dans la capitale. Il y en a qui sont chassés par leur tuteurs (oncles, tantes, grands frères et sœurs) sous prétexte d’être « porte-malheur » dans le foyer. D’autres sont issus des foyers désunis ; d’autres encore sont des enfants de filles-mères qui, après les avoir mis au monde, les abandonnent.
En fait, c’est par manque d’un foyer ou il fait bon vivre que la plupart de ces enfants se trouvent dans la rue. Certains quand même, errent dans la rue pendant la journée et regagnent le toit paternel le soir. Ces enfants ne préoccupent personne. Les « Shege » sont devenus un phénomène de société compréhensible dans la ville de Kinshasa. D’ailleurs, certains musiciens très connus de la scène congolaise comme Koffi Olomide, Papa Wemba, Werasson, tirent leurs danses à partir de ces enfants qui ont trouvé dans la danse une autre façon d’oublier leurs conditions de vie dans cette ville de plus de dix million d’habitants. Kinshasa, c’est une ville des « sauve qui peut » ; tout le monde bouge et tourne de gauche à droite, de haut en bas pour chercher de quoi se nourrir. Le phénomène « enfant de la rue » devait constituer aux yeux de tous une misère à soulager et une cause à défendre car chaque personne humaine qui qu’elle soit, a besoin du mieux-être. Les enfants de la  rue ont aussi besoin d’être placés dans une situation ou il fait bon vivre. Ces images de Dieu n’ont pas choisi de prendre le chemin de la rue parce qu’ils l’ont voulu. Quoi qu’il en soit, quelques organisations locales et quelques congrégations cherchent des  solutions à leurs problèmes. Mais leurs vigueurs sont insignifiantes pour couvrir tous les besoins de ces enfants qui souffrent comme image de Dieu.
Au regard de la détermination assomptionniste, celle de défendre l’image de Dieu dans l’homme,  la maison Emmanuel d’Alzon convie cette catégorie de laissés pour compte chaque veillée de noël à participer à la célébration eucharistique à l’issue de laquelle un verre d’amitié est partagé. Certains frères leurs donnent spontanément argents, habits, etc. C’est une façon de les rassembler et de leur livrer un message d’espoir au Dieu d’amour qui n’abandonne jamais les siens.
Frère MUHINDO NGALYAVUYIRA Emmanuel, aa.

lundi 22 septembre 2014

CALENDRIER DU CONSEIL PROVINCIAL



Retenez très bien ces dates et inscrivez les dans vos agendas: 
Lundi 03-06/11/2014 Conseil provincial
Lundi 10-11/11/2014 Conseil de province à la maison Quenard
Lundi 01/12/2014 CGP à Rome
Lundi 05-07/01/2015 Conseil provincial
Mercredi 04-06/03/2015 Conseil provincial
Mardi 28-30/04/2015 Conseil provincial
NB: Faites parvenir le plus tôt possible, soit deux semaines avant, vos dossiers à traiter ou vos doléances à soumettre au conseil. 

samedi 20 septembre 2014

LES DERNIERS APPELS DU PERE GENERAL

Le Père Général en son conseil a appelé 
Les inséparables Jean
aux vœux perpétuels le Frère GICHUKI WAWERU Wilson
au diaconat les Frères KAKULE MBAKULA Jean-Baptiste et PALUKU KAMILI Jean-Paul
au sacerdoce le Frère PALUKU SIRIMWENGE Désiré
"C'est vraiment la miséricorde de Dieu" dit-il.

Nous rendons grâce à Dieu.

jeudi 18 septembre 2014

JUBILE D'ARGENT DE VIE RELIGIEUSE POUR LA PROMOTION 1988-1989

Ils étaient 13 beaux jeunes religieux
Le mardi 16 septembre 2014 nous avons entouré nos confrères KASEREKA KISENGE Félix, KAHINDO MUNYENZE Anicet et PALUKU KYOSE Gérard qui fêtaient leur jubilé d'Argent de vie religieuse. C'était le 16 septembre 1989 qu'ils ont fait leur première profession des vœux au nombre de 13, après un temps de noviciat d'une année sous l'accompagnement du P. Lucas Chuffart comme maître des novices. Ils rendent grâce au Seigneur pour les 25 ans de fidélité, de suite du Christ, de consécration totale au Seigneur.
La journée a commencé par une célébration eucharistique présidée par P. Landu, concélébrée par PP. Ephrem, Wilfrid et les lauréats, chantée par la chorale Yira Mirembe à la chapelle de la Maison G. Quenard à partir de 10 heures. L'assemblée était constituée des familiers, des anciens condisciples comme Pantaléon, Ignace Mulekya, des amis et connaissances. L'assemblée a eu une pensée pieuse pour les condisciples défunts: Fr. Masumbuko Saliboko Edmond, décédé à Mombasa en 1994, Mr. Mbafumoja Christophe, P. Chuvi Jean-Marie décédé aux Philippines cette année. Un partage fraternel a eu lieu dans la cour au rythme des jeunes de Yira Mirembe.
Nous remercions les lauréats du jour pour leur témoignage de fidélité et nous leur souhaitons une plus grande fidélité au Christ qu'ils ont choisi de servir toute leur vie. 
Félicitation et Bonne fête.

jeudi 11 septembre 2014

Vœux perpétuels des sœurs Oblates de l’Assomption à Goma


Mgr Théophile Kaboy ne pouvait pas manqué à cette célébration

          Dans la série des actions de grâce au Seigneur, le Diocèse de Goma n’est pas en reste. La Paroisse du saint Esprit de Goma a servi de cadre pour  la profession perpétuelle des sœurs Oblates de l’Assomption.
Le dimanche 17 août 2014, cinq religieuses missionnaires  Oblates de l’Assomption ont émis leur vœu perpétuelle au cours de la célébration eucharistique présidée par son Excellence Mgr l’Evêque Théophile KABOY, évêque de Goma. C’est la première célébration de vœux perpétuels des oblates au Diocèse.
         La célébration eucharistique qui a connu une participation importante de toute l’Assomption de Goma et d’ailleurs é été animée par la chorale Christ-Roi de l’Univers, une de plus grandes et respectueuses chorales de la Paroisse. Au cours de la même célébration, la sœur Marie Françoise Bichuchuma,  supérieure continentale sortante, a célébré ses trente ans de vie religieuse. Elle a reçu en cette occasion une bénédiction spéciale écrite de la part du pape François, bénédiction lui remise avec accolade par Monseigneur Théophile.
Voici les lauréates du jour
         Dans son mot, avant la bénédiction du repas,  Mgr Théophile a exprimé sa joie d’accueillir les oblates et les assomptionnistes dans le diocèse. Il leur a demandé de se sentir chez eux pour aider à évangéliser ce diocèse longtemps meurtri par les guerres en répétition avant de demander à toute l’assemblée de rendre grâce au Seigneur pour la petite accalmie qui s’observe depuis un certain temps et continuer à prier en vue d’obtenir la remise en liberté des pères assomptionnistes portés disparus.
    L’Assomption prend racine au diocèse et le nombre de laïcs assomptionnistes s’accroit du jour au lendemain. Demandons au Maître de la moisson de consolider cette jeune fondation assomptionniste pour l’extension du Règne de Dieu.
                                                       P. François, aa.

mercredi 10 septembre 2014

L’Assomption aux larges ! Lancement officiel de la Paroisse saint Charles Lwanga de KYABAKKADE en Ouganda


Voici l'église paroissiale Saint Charles Lwange de Kyabakadde

 « Mes fils, allez aux larges » !
         En écrivant ce reportage, après mon passage à Kyabakkade, une semaine après le lancement officiel de la paroisse dédiée à saint Charles Lwanga, j’entends au-dedans de moi  cette invitation de notre fondateur : « Mes fils, allez aux larges » (ndlr).
La Paroisse saint Charles Lwanga de Kyabakkade dans le diocèse de Lugazi en Ouganda   a été consacrée et ouverte officiellement le dimanche 31 août 2014 par son Excellence Archevêque Cyprian KIZITO LWANGA, Archevêque de Kampala. Le soin des âmes de cette nouvelle paroisse a été confié aux Assomptionnistes.
Deux pères Pionniers y travaillent ‘comme quatre’ depuis l’ouverture de la mission assomptionniste en cette terre de  saints Charles Lwanga et ses compagnons. Ils ont vite maîtrisé le Luganda, langue locale pour la communication courante et par ricochet la langue liturgique. Ces deux pères ont fait du Luganda leur langue de prédilection  en vue d’atteindre l’âme du Muganda dans sa foi et sa culture.
La communauté aa de Kyabakadde
Le père curé reconnaît les efforts de tous et chacun pour la matérialisation de cette œuvre, un rêve devenu aujourd’hui une  réalité. Il continue à solliciter l’attention bienveillante de tous afin de continuer à contribuer pour doter cette structure des sièges car, jusque-là les chrétiens viennent avec leurs chaises de la maison pour participer à la célébration eucharistique. Il reconnaît, en outre, et cela de manière particulière, l’engagement participatif de son Excellence Archevêque KIZITO LWANGA, sa contribution pour la construction de l’édifice ainsi que de la confiance qu’il a placée dans les Assomptionnistes. La confiance se gagne, dit-on. Que Le Seigneur consolide les fondations assomptionnistes en Ouganda et ailleurs dans le monde et que chaque assomptionniste se les approprie pour l’extension du Règne de Dieu en lui et autour de lui.
P. François, a.a. de passage en Ouganda

DIX NOUVEAUX JEUNES ASSOMPTIONNISTES EN PROVINCE D'AFRIQUE



 Le mardi 26 août 2014, l’Assomption et l’église particulière de Butembo-Beni a été témoin de la profession temporaire de 10 novices devenus désormais religieux assomptionnistes au cours de la célébration eucharistique présidée par le P. Emmanuel Kahindo Kihugho, vicaire général de la Congrégation des assomptionnistes. La cérémonie a eu lieu dans la chapelle des sœurs Oblates de l’Assomption à Malkia wa Mbingu connu jadis sous le nom de ‘Mapendano’.
Notons que la célébration eucharistique a bénéficié d’une forte présence des confrères assomptionnistes venus de tous les horizons de la province pour participer, d’abord aux travaux de l’Assemblée Provinciale tenue à Butembo du 23 au 25 août, ensuite à la célébration eucharistique au cours de laquelle les dix novices ont été « créés » assomptionnistes.
         Dans son homélie, le père Emmanuel a exhorté les jeunes religieux à prendre toujours conscience que faire profession religieuse c’est à la fois recevoir et donner la vie. Il a beaucoup insisté sur le lieu de dialogue entre l’appelant et l’appelé. Ce dialogue intime se passe au moment de la prière en vue de continuer à alimenter l’appel qui vient du Seigneur. Le père Protais Kabila, Provincial d’Afrique, a invité les jeunes religieux à l’assiduité aux études. Vous devez faire des études, a-t-il insisté, votre premier apostolat. Pendant que les autres confrères sortent pour l’apostolat ad extra, vous c’est dans la bibliothèque que vous devez vous diriger, conclut-il car l’Assomption a besoin des religieux formés et informés. Les jeunes religieux ont promis respecter à la lettre la parole de l’Evangile et l’exhortation du père Provincial en vue de marier le spirituel et l’intellectuel pour une bonne croissance humaine et religieuse.
Après la célébration eucharistique qui avait connu la modération du frère Wilson Waweru, tous les convives se sont dirigés, après une grande pluie, à la maison Lwanga pour le partage du repas dans la fraternité.
Nous souhaitons fidélité aux jeunes religieux assomptionnistes et bonne mission à leurs accompagnateurs académiques. Longue vie à l’Assomption en général et la Province d’Afrique en particulier.
P. François, a.a