mardi 20 mai 2014

BIOGRAPHIE DU P. ADUBANGO CHUVI Jean-Marie, aa.


         Notre Confrère ADUBANGO CHUVI Jean-Marie, né à MONGBWALU diocèse de Bunia le 15/11/1966 de UVONJI CHUVI Xavier et NYALWINY FWALING Isabelle, nous a quittés dans le matin 20 mai 2014 à 10 h 45, heures de Manille aux îles Philippines. Il a été baptisé le 17/11/1966 à Mongbwalu. Sa famille reste à Zengo, Nioka, diocèse de Mahagi en Province orientale en République démocratique du Congo. Il a fait sa formation littéraire à l’IPA Udjuro de Nioka (1979-1981), au Petit séminaire de Vida (1981-1983) et à l’Institut Lodza de Luga (1983-1986). Il a été enseignant de religion et surveillant au Petit séminaire Vida en 1986-1987 en animant les chorales de la paroisse et de l’école. Il est entré en contact avec l’Assomption par la correspondance avec le P. Marc Champion. Il a été admis au postulat en 1987-1988 à Kindugu (Maison provinciale de la Cophaco à Butembo). Il est admis au noviciat Saint Charles Lwanga l’année 1988-1989 sous la direction du P. Lucas Chuffart comme Maître des novices. Il fait sa première profession le 16/09/1989 à Butembo. Il a continué son cheminement comme étudiant en philosophie à Bulengera de 1989 à 1992. En 1992-1993 il a fait son stage comme directeur du centre social Kindugu. De 1993-1996 il a fait sa formation théologique à Nairobi. Il a fait la profession perpétuelle à Nairobi le 13/06/1996. Il a été ordonné diacre à Arusha Tanzanie par l’imposition des mains de Mgr. Dennis V. Durning. Il a fait son stage diaconal à la Paroisse Saint Pierre et Paul de Kijenge (Tanzanie). Il a été ordonné prêtre le 21/08/1998 à Butembo, les premières ordinations de Mgr SIKULI PALUKU Melchisédech.
            Après son ordination il est resté vicaire à la paroisse Kijenge. De 2000 à 2006 il a été Curé de Kijenge. En 2006 il est désigné parmi les fondateurs des missions lointaines en Asie, spécialement à Manille aux iles Philippines. P. Chuvi a été un confrère bon compagnon de vie commune. Depuis son cheminement il s’est révélé un grand rieur jusqu’à participer aux compétitions des grands rieurs qui allaient jusqu’à 5 minutes de rire. Alors qu’il est de Mahagi il a su s’intégrer très facilement à Butembo dans la culture nande. Il s’adapte à tous les milieux et ne se sent jamais écrasé par une majorité culturelle. Jamais on ne l’a vu se plaindre d’une certaine domination culturelle ; il ne s’enferme pas dans des cercles d’influence. Il a de grandes qualités pastorales et missionnaires : relations faciles, intégration naturelle, apprentissage des langues, souplesse et flexibilité dans ses opinions, collaboration, zèle apostolique… Il convenait bien à cette fondation en Asie.
Les circonstances de sa mort ne nous ont pas donné un présage qu’il mourrait si tôt et inopinément. Il y a un mois nous étions avec lui au Congo où il venait pour l’acquisition d’un nouveau passeport. Il a voulu passer dans toutes nos communautés en commençant par Goma, Butembo, Beni pour finir par Bunia où il est allé faire les démarches. Il en a profité pour saluer sa famille à Nioka. En reprenant le chemin du retour il est allé à Nairobi pour attendre l’avion. En communauté Emmanuel House il a accusé des malaises. Il a pensé à une rechute d’une maladie qu’il a eu un fois aux Philippines. Il a voulu précipiter son voyage pour aller se faire soigner à Manille alors que les confrères le conseillaient d’annuler son vol pour se faire soigner à Nairobi. Les contraintes des vols l’ont amenées à décider de partir malgré l’état sanitaire. Arrivé à Manille le 16/05/2014 il est passé tout droit au centre hospitalier où il a été suivi pendant 4 jours. Il ne s’agissait pas de la maladie à laquelle il pensait mais c’était plutôt le paludisme qu’on aurait pu traiter plus facilement à Nairobi qu’à Manille. Au départ il est tombé dans un coma. Deux jours après il semblait évoluer et lui-même pensait qu’il irait dire la messe. Mais le matin du 20 mai 2014 des signes inquiétant ont fait tout basculer, si bien que des hémorragies du foie, des reins, ont fait que la réanimation n’a plus tenue. Et finalement les médecins ont annoncé le décès du P. Chuvi Jean-Marie à 10 h 45.
Nous gardons de Chuvi un confrère qui a aimé l’Assomption et l’Eglise comme ses propres familles dans lesquelles il ne s’est jamais senti étranger. Il avait une conscience d’appartenance qui l’a amené à se donner à la nouvelle fondation de Philippines. Nous souhaitons obtenir un autre confrère de son caractère qui puisse le remplacer dans tout ce qu’il faisait très bien pour la croissance de l’Assomption asiatique. Qu’il repose dans la paix auprès de Dieu en qui il a mis sa foi et son espérance.

DECES DU PERE ADUBANGO CHUVI JEAN-MARIE A MANILLE


Notre frère Jean-Marie Chuvi Adubangho (* 15 novembre 1966) est décédé ce matin, mardi 20 mai 2014 a Makati Medical Center (Manille – Philippines), des suites d’une crise aiguë de malaria cérébrale.

Hier soir, nous étions tous confiants, équipe médicale, frères et amis. L’ensemble des indicateurs étaient satisfaisants et en progrès. Chuvi semblait avoir passe une bonne nuit.
Mais ce matin, il a eu quelques problèmes respiratoires. Les plaquettes continuaient a descendre. Chuvi a fait un premier arrêt cardiaque vers neuf heures. Il a fallu 21 minutes pour le réanimer. Lorsque j’arrivais à l’hôpital, il faisait  un second arrêt cardiaque. Après 35 minutes de massage cardiaque, il n’était pas revenu en vie. Il n’y avait plus rien a faire. Il était 10h 45.
Les arrêts cardiaques ont été précédés hémorragies internes au niveau du foie, des reins et des poumons, sans doute aussi au niveau du cerveau. Son abdomen était très enfle. Les médecins m’ont promis un rapport.

Chuvi repose maintenant a la morgue de Makati Medical Center. Sa dépouille sera transférée a Adveniat House des que toutes les questions administratives seront réglées.
D’autres informations suivront concernant ses funérailles.

Que Chuvi demeure en paix et veille sur nous.
Bien fraternellement,

Bernard a.a.

samedi 12 avril 2014

CONSCIENCE REGIONALE A L'EST DE LA RD CONGO

Toute nouvelle, toute belle. La Région de l’Est de la République démocratique du Congo est mobilisée pour construire une fondation solide d’une conscience et une économie régionale en célébrant sa première assemblée. Le travail préliminaire a commencé depuis le début de l’année et maintenant nous y sommes. Les assises ont commencé ce jeudi 10 avril depuis 8 heures au collège Kambali de Butembo. Plus de 80 laïcs et religieux de toutes les communautés de Oicha à Goma ont répondu à l’invitation du supérieur régionale.
La première journée a été entamée avec le thème « conscience régionale » par la lecture des statuts de la région et les moyens ou stratégies de l’affermir à travers des activités concrètes. La participation a été très constructive car aucune question n’était tabou. Le débat a manifesté le sens d’humour traditionnel à l’Assomption. Tout geste et toute parole devaient manifester la conscience régionale. La deuxième journée a été marquée par l’économie de la région. Nous avons pensé et imaginé les stratégies de financement de cette région.
A la fin de la journée nous avons adoptés une vingtaine d’orientations de notre première assemblée régionale. Le provincial a donné une exhortation finale et le régional a fait un mot de clôture des assises. Nous avons fini les travaux de l’assemblée à 17 heures par un partage d’un verre d’amitié. Le maître mot, qui a enrichi le jargon des assomptionnistes comme ils aiment faire l’humour, n’était que « conscience régionale », tout geste était « conscience régionale », même boire est traduit par « conscience régionale ». En écrivant ou en communiquant à tout participant à cette assemblée, ne manquez pas de mentionner « conscience régionale » et vous aurez tout dit. 



 

MOBILISATION POUR L'ISEAB CE MERCREDI 26/03/2014

Quelle mobilisation!!! Personne ne voulait être du reste. Le Conseil provincial, les Pères aa, les Sœurs Oblates de l'Assomption, les Frères assomprionnistes, les cadres et les étudiants de l'ISEAB, les maçons, les travailleurs de l'ADL et que sais-je encore ont afflué au site de l'Iseab, au chantier de l'ISEAB ce mercredi 26 mars 2014 dès le matin pour couler le béton. Plus de 200 personnes se sont donné gratuitement pour passer la journée et la nuit en train de travailler vigoureusement. Personne ne manquait à faire car même des curieux écoliers et badauds qui n'étaient jusque-là que de simples spectateurs ont été utiles quand il a fallu mettre un certain poids dans le véhicule qui tirait la bétonnière qui venait de s'embourber dans le sable. Ceux-ci transportaient du gravier, du sable, du ciment, de l'eau, la bétonnière mélangeait, ceux-là remplissaient les seaux, d'autres les élevaient, d'autres encore versaient et aplanissaient le mortier, il y en avaient qui ramassaient les seaux pour les remettre en bas. Cette fois nous étions tous égaux, plus question de prêtre, sœur, étudiant, autorité, ouvrier, etc. C'était vraiment un travail de fourni.
De 7 heures à 13 heures il a fallu faire un repos pour manger. En reprenant nous sommes allés jusqu'au soir, quand certains étudiants ont regagné leurs domiciles. Et comme il y avait encore à faire les plus courageux ont redoublé d'effort pour finaliser vers minuit. D'autres petites tâches nous ont occupé jusqu'à l'aube car il n'y avait plus moyen de retourner à la maison dans cette contrée où l'insécurité nous a appris la prudence de ne plus ouvrir pour qui vient de l'extérieur. A cause de la fatigue il n'y avait plus moyen de travailler ou suivre cours le jeudi.
Nous remercions beaucoup toutes ces personnes qui se sont données corps et âme pour la réussite de cette œuvre. Chacun a donc compris qu'effectivement l'Iseab est une œuvre mobilisatrice. Les étudiants ont déjà une conscience qu'ils ont une part à donner pour leur institution. L'Iseab n'est plus seulement une institution, mais plutôt un esprit. C'est cet esprit qui a fait que les étudiants n'ont pas hésité de s'inscrire comme des volontaires le jour où le directeur leur a demandés leur disponibilité. Nous n'avons plus à nous soucier de la bonne volonté de tous ceux qui portent l'Iseab en leur cœur. Nous continuerons toujours à nous mobiliser encore davantage. C'est notre passion pour le règne de Dieu.



mardi 18 mars 2014

DECES DU FRERE ALEXIS BEBE FRERE DE L'ASSOMPTION

Vous vous souvenez bien d'un vieux frère qui s'appelle pourtant BEBE, je ne sais pourquoi, chez les Petits Frères de l'Assomption du diocèse de Butembo-Beni. Nous vous informons qu'il est décédé hier matin et il a été inhumé à Musienene, au Petit séminaire. Frère Alexis BEBE était très connu et très remarquable par sa simplicité. Il est de la première promotion des frères de l'Assomption, il est de grande taille, il est de teint noir, souvent pédestre. On le voyait rarement monter à bord d'une voiture. Ses voyages étaient souvent à pieds, toujours avec sa gibecière et égrainant sans cesse son chapelet même dans une grande assemblée ou compagnie. La conversation des autres ne l'empêchait jamais de continuer son rosaire.
Nous l'avons connu comme enseignant de l'histoire du diocèse Butembo-Beni à l'internoviciat, dans plusieurs sessions des mouvements d'action catholiques. Il en profitait de transmettre la sagesse nande à travers les proverbes, fables et devinettes et la maitrise de la langue de nos ancêtres. Il était vraiment une bibliothèque vivante. 
Depuis hier il n'est plus parmi nous, il s'en est allé nonagénaire. Son secret de longévité a toujours été sa marche à pieds, sa prière et sa propreté. Nous nous souviendrons toujours de sa sagesse et son talent de faire aimer notre histoire et tradition. Au nom de tous nos confrères de la province d'Afrique nous présentons nos sincères condoléances aux Frères de l'Assomption et à sa famille biologique. Qu'il repose dans la paix du Christ.

mardi 11 mars 2014

JOURNEE MONDIALE DE LA FEMME A L'ASSOMPTION COMME IL N'Y EN A JAMAIS EUE

 Il valait la peine de se retrouver ce soir à la maison régionale des Oblates de l'Assomption de Butembo en cette occasion de la journée mondiale de la femme 08 mars 2014. Personne ne l'ignore, l'Assomption compte beaucoup plus de congrégations féminines que masculines. La communauté Gervais Quenard, maison provinciale d'Afrique, n'a pas hésité à répondre positivement à l'invitation de nos sœurs Oblates de l'Assomption, pour se retrouver en famille comme nous aimons le dire à l'Assomption. Nous avons commencé par les vêpres à 18 h 30. Le partage fraternel a été très bien animé. Nous  nous sommes réjouis jusqu'à de 22 heures. Cette réception a été clôturée par la prière et la bénédiction du P. Michaël Tsongo. En cette journée et tout le mois de mars, nous prions pour nos sœurs afin d'être des artisans de l'émancipation pas seulement de la femme mais de tout marginalisé à travers leurs œuvres.

mardi 4 mars 2014

P. HENRY KIZITO TE PARTAGE SA MEDITATION DE CAREME: LE MANQUE D'AMOUR ENGENDRE LE CHAOS

Je suis celui qui t’adresse ce message, un religieux prêtre Assomptionniste de la province d’Afrique. Je suis né au Congo et j’y ai grandi. L’amour que j’ai envers ce beau pays me pousse souvent à réfléchir sur la misère qui y règne. Ma fierté d’être congolais a toujours été contrariée par les humiliations de toute sorte vécues dans ce pays. Plusieurs fois j’ai pensé comme un païen ; pourquoi ceux qui, manifestement n’aiment pas ce pays sont ceux qui jouissent infiniment de sa richesse et de sa beauté ? Pourquoi, notre Dieu qui est Juste peut-il permettre de choses comme cela ? Pourtant dans toutes les églises ce sont les prières de demande, d’intercession et d’action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’Etat et tous ceux qui ont de responsabilités qui ressortent pour que le monde puisse mener une vie dans le calme et la sécurité (1Tim 2,1-8) ! Faut-il crier plus fort pour que notre Dieu écoute ? Pourtant je crois aussi que notre Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité. Avons-nous souvent et partout prié saintement, sans colère ni mauvaises intentions pour que notre prière plaise au Seigneur ?

-La situation du Congo en général et celle de l’Est en particulier, sont une preuve de manque d’amour du peuple congolais envers son pays et de façon particulière, manque d’amour de la part du gouvernement. Si ce gouvernement existait vraiment, il essaierait de prendre en charge tout ce qui se passe à l’Est du pays. La moindre de choses par laquelle il commencerait, serait de punir ceux qui sèment le chaos et ceux qui en profitent. Vous comprendrez que cette simple chose devient difficile parce que on est soi-même semeur et profiteur de ce chaos. Mais comme il est plein de lui-même ce gouvernement, il ignore tout et se plait à passer le temps dans des discussions et querelles de mots (référence aux Concertations Nationales). Saint Paul nous aiderait à comprendre que de tout cela ne sort que rivalités, discordes, insultes, soupçons malveillants, disputes interminables de gens à l’esprit corrompu, bref, le chaos (Cf. 1 Tim 6,2-12).  

Mon frère, ma sœur, c’est le moment favorable, c’est le jour du salut pour toi et pour moi. Ne laissons-nous pas passer sans effets ce temps de grâce. C’est une promesse de Dieu lui-même : Au moment favorable, je t’exauce, et au jour du salut, je viens à ton secours (2 Co.6, 2). Je veux dire, ce temps de Carême est pour toi et pour moi, un moment d’expérimenter l’amour, d’oser faire le bien parce que c’est un bien. Dans le secret, efforçons-nous chaque jour, chacun là où il se trouve de faire ce qui est bien, et en suit de demander la vraie paix pour notre pays. N’attendez pas que l’autre fasse ce bien, faites-le, faisons-le pour qu’un jour nous nous retrouvions en train de faire le bien et de jouir de ce bien qui ne déçoit jamais.   

Exténué par la souffrance et inquiété par l’aggravation de la crise généralisée, le peuple congolais a besoin de ton ‘’silencieux signe d’amour’’, de mon ‘’signe d’amour sans bruit’’. Vois un peu la tristesse de ces familles qui ont perdu les leurs, parce que kidnappés ; regarde ces enfants en haillons, affamés, mal propres et sans sourire, accroupis devant les portes de leur cases ; Imagines-toi une maman qui passe la nuit sans sommeil, se demandant comment faire pour atteindre son champs de patates et retourner sans se faire violer ; Mets-toi à la place d’un papa instruit et qui se réalise inutile et irresponsable, parce que incapable de scolariser un seul enfant… Jeune Congolais, jusques à quand vas-tu supporter cette laideur de manque d’amour dans ton cœur et qui te fait perdre les repères ? Te crois-tu honoré par cette jeunesse vraiment inconsciente de son passé, incertaine de son présent et complètement aveuglée de son futur ?   

Mes chers frères et sœurs, qui, en ce moment au Congo, à l’Est du Congo ne sont sûr de quoi que ce soit ? Chers jeunes, comme partout dans le monde, vous étés l’espoir du Congo de demain. Réveillons-nous ! Et au lieu de nous livrer à un inutile désespoir, mettons au plus tôt la main à l’œuvre. Essayons de haïr le manque d’amour et créons cet amour autours de nous. La bouche parle de l’abondance du cœur, et la bouche ne dit souvent rien, parce qu’il n’y a rien dans le cœur pour la cause de Dieu nous dit le Père Emmanuel d’Alzon. Ne nous sentons-nous pas visés par ces paroles ? Peut-être que nous sommes incapables devant cette crise congolaise, parce que nous sommes vides nous-mêmes d’amour. Même s’il a vécu bientôt deux siècles avant nous, le père Emmanuel d’Alzon nous invite à avoir le courage de vouloir la vérité, d’aimer la vérité, de vouloir l’entière vérité (ES. p.610). Je ne veux plus continuer à être victime de manque d’amour, je veux et je vais oser vivre l’amour pour mettre fin au chaos. Bon et fructueux temps de Carême à chacun de vous ! Tout à vous pour le Règne, Padre KIZITO VYAMBWERA Henri,a.a.