lundi 24 novembre 2014

FUNERAILLES DU P. KAKULE KAVUNGA FREDERIC A BUTEMBO

Comme vous le savez déjà depuis une heure du matin du dimanche 23 novembre 2014 notre frère Fréddy nous a quitté à l’hôpital de Matanda suite à une hypoglycémie. Toute la congrégation vient de perdre un des artisans du Royaume. Dès l'aube l'Assomption Butembo, AA, OA, Laïcs assomptionnistes, sa famille et tous les autres chrétiens se sont mobilisés pour rendre un dernier hommage à ce serviteur de Dieu qui vient d'accomplir sa mission. 
Comme c'est le matin de la Solennité du Christ Roi de l'univers, plusieurs activités solennelles qui étaient déjà prévues ont été perturbés. Il a fallu réadapter tous les programmes de la journée. A la maison Quenard où des prêtres devaient se rendre dans diverses églises pour l'eucharistie dominicale, le climat est tout de suite changer en deuil. Il a fallu penser aux communiqués et annonces du décès et du programme des funérailles à la Radio Moto Bitembo-Beni, au téléphone, consulter les archives pour faire sa biographie, apprêter la logistique pour la levée du corps, la cérémonie à la chapelle, les déplacements des familiers.
Heureusement dans la solidarité de la grande famille de l'Assomption tout le monde s'est mobilisé comme un seul homme pour que tout soit prêt, afin de tout finir en ce jour. A 7 heures la levée du corps a été effectuée de l’hôpital Matanda à la chapelle de la maison provinciale. Des chorales se sont succédé d'animer des chants en attendant l'Eucharistie. C'est à 14 heures que le cortège s'est dirigé à l'église paroissiale de KITATUMBA où Mgr SIKULI PALUKU Melchisédech a présidé l'Eucharistie, entouré de plusieurs prêtres qui ont pu revenir assez tôt des messes dominicales. A la fin de la messe le cortège a accompagné le P. Fréddy jusqu'au cimetière de Mahamba où il repose depuis 17 heures du 23 novembre 2014. La journée s'est clôturée par un bain de consolation à la Maison provinciale jusqu'à 20 heures. 
Pendant que la communauté Quenard continue à célébrer les offices et les messes des défunts au cours de cette semaine, la famille biologique de Fréddy nous a invités à nous joindre à elle pour la messe de levée de deuil en ce mardi matin 25 novembre 2014 au quartier Mulekya de Kitulu en paroisse Bulema. Nous présentons nos sincères condoléances à tous le monde qui a connu le Père Frédéric. Nous remercions tous ceux qui l'ont accompagné jusqu'au bout et ceux qui l'ont aidé à répondre à sa vocation de religieux et prêtres. Qu'il repose dans la paix.

dimanche 23 novembre 2014

DECES DU P. KAKULE KAVUNGA Frédéric


         Le Père KAKULE KAVUNGA Frédéric, Augustin de l’Assomption est né à Butembo au diocèse Butembo-Beni le 12/06/1973, de KAMBERE KILUHUKIRO Deogratias et de KAHAMBU Irène. Il a été baptisé à Butembo II (Cathédrale) le 20/08/1973, il a reçu la première communion le 26/06/1984 et la confirmation le 03/07/1986.
         Il a étudié à E.P. KITULU (1980-1986), à l’Institut KAMBALI (Latin-Philosophie) 1983-1993. Il a enseigné à l’Institut KIGHALI en 1993-1994. Il a été admis au postulat des assomptionnistes en 1994-1995 à Kindugu/Butembo. Il a été admis au Noviciat St Charles Lwanga à Butembo en 1995-1996. Il a fait sa première profession des vœux le 28/08/1996 entre les mains du Père Claude Maréchal, supérieur général à Butembo. Il a fait la philosophie à Bulengera en 1996-1999. Il a fait son stage à la paroisse Oicha en 1999-2000 comme enseignant à l’Institut Maendeleo et chargé du groupe vocationnel. Il a été nommé à Kinshasa pour la théologie à l’Institut Saint Eugène de Mazénod en 2000-2004. Il a fait s profession perpétuelle à Kinshasa le 21/04/2002. Il a été ordonné diacre le 14/11/2004 à Kinshasa par Mgr. BULAMATARI Dominique. Il a été ordonné prêtre le 16/07/2006 à Kitatumba par Mgr SIKULI PALUKU Merchisédech.
Après son stage diaconal à la paroisse Divin Maitre (Kinshasa) il a été nommé à la paroisse Oicha où il a exercé le ministère sacerdotal jusqu’en 2008. Il a été nommé à la paroisse Cœur Immaculé de Marie de Kitatumba en 2008-2010. Il est envoyé à Kyondo Katendere en 2010-2013.
         En janvier 2013 il est rappelé à la maison provinciale Maison Quenard pour un rétablissement sanitaire. Les médecins ont diagnostiqué le diabète inconnu jusque-là, mais très avancé car au-delà de 500. Il a été soumis au traitement et à un régime spécial. D’autres examens et suivis médicaux ont été effectués à l’hôpital Kyondo et Matanda. L’instabilité de la glycémie l’a affaiblie de plus en plus: un moment c’est très haut et un autre moment c’est très bas jusqu’à 20. Désormais il ne dépendait plus que de la dose quotidienne d’insuline. Le soir du mercredi 19/11/2014 le prélèvement révèlera une hypoglycémie qui allait jusqu’à 39. Le médecin prescrit une hospitalisation immédiate à l’hôpital Matanda. Jusqu’hier 22/11/2014 il était conscient, bien éveillé et parlait avec ceux qui l’ont visité toute la journée. Les signes vitaux qu’il a présenté hier soir ont poussé le médecin à l’amener en salle d’urgence, sous sa directe surveillance. A 1 heure du matin le Père Frédéric est décédé en sa 41ème année.
         Le Père Frédéric a répondu à vocation de religieux et de prêtre assomptionniste. Il a grandi dans la Croisade Eucharistique à la Cathédrale de Butembo. Dès son entrée à l’Assomption il est connu comme un jeune calme, introverti, pas très expansif, mais intelligent et sportif. Il a souvent accompagné à l’orgue les chants liturgiques. Il était posé, parlant peu, réservé dans les polémiques. Il était un étudiant appliqué et un bon enseignant. Nous le confions à la miséricorde de Dieu. Qu’il repose dans la paix.

samedi 1 novembre 2014

VOEUX PERPETUELS DU Fr. WAWERU Wilson

 Ce vendredi 31 octobre 2014 nous avons été témoins de l'engagement définitif du Fr. Waweru Gichuki Wilson dans la congrégation des Augustins de l'Assomption à la Maison Lwanga. Depuis le mois de septembre le Père général l'a admis à la profession perpétuelle. Du 25 au 29 octobre il a passé quatre jours de retraite accompagné par P. Rigobert Kipandauli au Postulat Bx. Kamen de Katendere, sur le thème du Combat de la fidélité dans la vie religieuse. 
L'eucharistie a commencé à 15 heures, présidée par le P. Protais, Supérieur provincial d'Afrique, entouré des religieux, religieuses et laïcs en une petite assemblée circonstancielle animée par la chorale des novices. Le provincial a insisté sur la consécration religieuse par les vœux comme imitation du Christ, centre de notre vie. Le Frère Wilson a exprimé son engagement libre et conscient dans la congrégation des Augustins de l'Assomption. Il a beaucoup remercié le père provincial, le régional de l'Afrique de l'est, P. Simon Waweru, P. Yves Kaghoma qui a été son maître des novices, P. René Bayengo qui a été son accompagnateur et la famille Thomas Mbanga qui l'a parrainé. 
La soirée a été marquée par la réception et le partage fraternel. Les novices PSP ont animé les jeux et sketch plein de leçons. Nous souhaitons au Frère Wilson la fidélité à son engagement.

lundi 20 octobre 2014

OUVERTURE DE L'ANNEE ACADEMIQUE 2014-2015 A L'ISEAB


La coutume de marquer l'ouverture de l'année académique par la messe du Saint Esprit est toujours respectée à l'ISEAB comme institution inspirée de l'engagement du Père d'Alzon dans l'éducation sous toutes ses formes. Ce samedi 18 octobre 2014 tous les acteurs de cette œuvre ont répondu oui au rendez-vous de ce jour. Les membres du conseil provincial, à commencer par le Premier assistant provincial P. Thierry qui a présidé à l'Eucharistie et toute la cérémonie, le personnel administratif, le personnel académique, les étudiants, les ouvriers, les étudiants et les parents ont participé d'abord à l'Eucharistie animée par les frères de Bulengera à partir de 9 heures. 
Après l'Eucharistie la leçon inaugurale a eu lieu. Elle a été animé par le P. Kasereka Kibanda Wilfrid, directeur général concernant la géopolitique écologique de la guerre en RDC. L'échange sur les origines et les conséquences de la guerre que nous connaissons actuellement a éclairé les jeunes étudiants de l'ISEAB sur les enjeux et les voies d'issus de notre crise. L'intervenant a invité tous les acteurs de l'ISEAB aux recherches à même de rencontrer les besoins actuels de sortie de cette crise. L'ISEAB a donc la mission d'amener les jeunes en formation de comprendre le contexte dans lequel ils travailleront.
Après cette leçon l'ouverture de l'année a été prononcée par l'adresse du premier assistant provincial. Les invités ont eu partagé un cocktail prévu à la circonstance. C'est parti! Bon travail à tous!

dimanche 19 octobre 2014

POSE DE LA PREMIERE PIERRE DU CENTRE SOCIAL KINDUGU A LYAMBO



Le Vendredi 17 octobre 2014, nous avons eu la joie de lancer les travaux de construction du Centre social Kindugu au site de Lyambo. Depuis longtemps il a été proposé le délocalisation de l'école de la Cophaco, pleine ville de Butembo, à Lyambo pour des raisons de sécurité des enfants. En effet à côté de la grand-route les enfants étaient exposé aux accidents de circulation. C'est ainsi qu'il a fallu délocaliser l'école. 
Finalement ce rêve est désormais une réalité. Une collecte de fond a permis de lancer les travaux par la pose de la première pierre par l'économe général Fr. Didier Remiot en visite de travail à Butembo. Cette concession de l'Assomption était déjà prévue pour cette construction derrière la paroisse Saint Sacrement de Lyambo. Sur fond propre de l'école Kindugu des tas de moellon était déjà sur ce terrain, trois four de briques cuites sont disponibles sur place. 
Dès le matin les ingénieurs Fr. Faustin Watevirwe, Ir. Balikwisha, Ir. Hervé, les maçons et aides-maçons avaient déjà commencé le mesurage et la fouille. A 9 heures les membres du conseil provincial et les confrères de Lyambo sont arrivés pour la cérémonie. Le P. Thierry, premier conseiller provincial a fait la cérémonie de bénédiction de la pierre et du terrain. Il a expliqué à l'assemblée le sens de cet acte: toute notre œuvre est construite sur le Christ, lui la pierre angulaire de toute l’œuvre du salut. Cette œuvre d'éducation est à construire également sur la même pierre angulaire qui est le Christ.
Après la bénédiction, il a invité le Frère Didier à poser sous le sol cette pierre bénite sous les applaudissements de l'assemblée.
Nous remercions beaucoup les hommes et les femmes qui ont conjugué leurs efforts pour  parvenir à ce lancement. L'ingénieur promet le mois de mai 2014 pour finaliser tous les travaux de construction. Nous souhaitons un bon travail à tous et un bon séjour de nos enfants en ce lieu.

lundi 13 octobre 2014

LES LA DE KINSHASA S'ENTRETIENNENT AVEC BENOIT GRIERE SUPERIEUR GENERAL



Au soir de ce vendredi, 3 octobre 2014 à  la Communauté Emmanuel d'Alzon de Kinshasa, le P. Supérieur  Général Benoit Grière a eu un entretien avec une dizaine des Laïcs Assomptionnistes de Kinshasa. Il avait à ses côtés le P. Provincial d’Afrique, le Père Kabila Protais.   

D'entrée de jeu, le P. Benoit Grière a dit que l'alliance laïcs-religieux est une réalité qui se construit du jour au jour. Il a ajouté qu'à l'Assomption le respect de la vocation de chacun est le maître mot. A cela s'ajoute un autre maître mot, celui de la liberté. Il a renchérit qu'il faut commencer par être ami des assomptionnistes, ensuite si l’on veut entrer dans l’alliance, accepter de suivre la formation pour se préparer à mieux connaître l'Assomption et le Père Fondateur, le Vénérable Emmanuel D’Alzon ; afin de faire  advenir le règne de Dieu en nous et autour de nous. Nous devrions suivre ce qui se retrouve dans le statut et le chemin de vie des Laïcs Assomptionnistes qui vient de sortir et que chacun devrait posséder.

Il nous a exhortés à ne pas avoir peur de solliciter l’aide des Pères Assomptionnistes. Ces derniers  devraient nous aider à grandir et à avancer. Il nous a informés qu'il venait d'écrire une lettre sur la fraternité qui est le cœur de la vie chrétienne. Il a rappelé que la congrégation n'est pas cléricaliste. Chacun doit prendre sa part de responsabilité dans l'église. Nous sommes coresponsables.    

Les laïcs à leur tour ont fait part au P. Général comment ils attendent collaborer avec la congrégation. Les joies et les peines de la congrégation sont les leurs. Les Laïcs assomptionnistes voudraient aider les religieux à réduire  tant soit peu leurs dépenses alimentaires qui prennent une part importante dans leur budget. C'est ainsi qu'ils les avaient  intéressés à l'agriculture sur le plateau de Bateke. Ils ont même négocié le premier contact pour l'obtention du tracteur auprès des autorités du pays.   
Ils sont disposés à aider les frères assomptionnistes qui n'ont pas de familles ou connaissances à Kinshasa de mieux s'intégrer  en leur offrant leur hospitalité. Que les frères assomptionnistes se sentent à l'aise dans les familles des laïcs assomptionnistes.

 

Il nous a recommandé la prière à l’intercession du Vénérable Père Emmanuel d’Alzon qui nous apporterait beaucoup de grâces et de bienfaits.



Enfin, nous avons bénéficié de la bénédiction solennelle du père Général que nous remercions infiniment pour nous avoir consacré une heure de ses très précieux moments. Ce qui nous a fort  encouragés. Nous avons senti l’attention qu’il porte aux Laïcs Assomptionnistes.


Eugene Kasereka et Stella Kahambu

samedi 11 octobre 2014

LES ENFANTS DE LA RUE A KINSHASA: UNE MISERE A SOULAGER ET UNE CAUSE A DEFENDRE


Une misère indescriptible  sévit dans nombre de famille à Kinshasa où une multitude d’enfants de moins de quinze ans vagabondent dans les rues sans moyens de substance. On les appelle « phaseurs » parce qu’ils passent par phases, ou « moineaux », parce qu’ils se déplacent  souvent en groupe, ou encore « ngembo », terme méprisant pour dépeindre leur vie de misérable. Ils sont présents dans toutes les communes de Kinshasa et se concentrent surtout dans des endroits de grande influence : aux abords des marchés, aux grands centres commerciaux, aux arrêts de bus, à la grande poste, à la gare centrale, etc.
Les « phaseurs » vivent généralement des restes des repas servis dans les bistrots et les  petits restaurants de fortune ; ils passent nuit à la belle étoile, sur des bancs publics ou à même le sol, sous les vérandas des boutiques, des édifices publics, des magasins, des hangars, à la merci du froid et des moustiques. La violence est omniprésente dans leurs relations et, paradoxalement, les plus jeunes sont  à la fois menacés et protégés  par leurs ainés : les plus faibles sont battus et dépouillés par les plus forts qui tiennent  sous leur coupe, les obligeant à voler en échange de leur protection.
Au Congo Kinshasa (contrairement aux autres pays comme le Burundi ou les enfants de la rue ont apparu avec la guerre), les « Shege » sont un phénomène de société, caractérisé par une crise endémique et structurelle qui date de plus de vingt cinq ans et qui n’est pas jusqu’ici prêt à se terminer. Ces enfants dans la plupart de cas sont abandonnés par leurs parents, incapables de subvenir à leurs besoins ; d’autres incapables de supporter les conflits parentaux, préfèrent prendre le chemin de la rue ; d’autres encore, sont victimes du phénomène d’exode rural de leurs parents à la recherche de l’emploie dans la capitale. Il y en a qui sont chassés par leur tuteurs (oncles, tantes, grands frères et sœurs) sous prétexte d’être « porte-malheur » dans le foyer. D’autres sont issus des foyers désunis ; d’autres encore sont des enfants de filles-mères qui, après les avoir mis au monde, les abandonnent.
En fait, c’est par manque d’un foyer ou il fait bon vivre que la plupart de ces enfants se trouvent dans la rue. Certains quand même, errent dans la rue pendant la journée et regagnent le toit paternel le soir. Ces enfants ne préoccupent personne. Les « Shege » sont devenus un phénomène de société compréhensible dans la ville de Kinshasa. D’ailleurs, certains musiciens très connus de la scène congolaise comme Koffi Olomide, Papa Wemba, Werasson, tirent leurs danses à partir de ces enfants qui ont trouvé dans la danse une autre façon d’oublier leurs conditions de vie dans cette ville de plus de dix million d’habitants. Kinshasa, c’est une ville des « sauve qui peut » ; tout le monde bouge et tourne de gauche à droite, de haut en bas pour chercher de quoi se nourrir. Le phénomène « enfant de la rue » devait constituer aux yeux de tous une misère à soulager et une cause à défendre car chaque personne humaine qui qu’elle soit, a besoin du mieux-être. Les enfants de la  rue ont aussi besoin d’être placés dans une situation ou il fait bon vivre. Ces images de Dieu n’ont pas choisi de prendre le chemin de la rue parce qu’ils l’ont voulu. Quoi qu’il en soit, quelques organisations locales et quelques congrégations cherchent des  solutions à leurs problèmes. Mais leurs vigueurs sont insignifiantes pour couvrir tous les besoins de ces enfants qui souffrent comme image de Dieu.
Au regard de la détermination assomptionniste, celle de défendre l’image de Dieu dans l’homme,  la maison Emmanuel d’Alzon convie cette catégorie de laissés pour compte chaque veillée de noël à participer à la célébration eucharistique à l’issue de laquelle un verre d’amitié est partagé. Certains frères leurs donnent spontanément argents, habits, etc. C’est une façon de les rassembler et de leur livrer un message d’espoir au Dieu d’amour qui n’abandonne jamais les siens.
Frère MUHINDO NGALYAVUYIRA Emmanuel, aa.